Publié par Un commentaire

Hygiène Infantile Naturelle

J’ai pratiqué l’hni avec mes 4 enfants, à peu près deux ans chacun, et cette aventure s’est terminée il y a 6 mois. Il est donc tant de faire un bilan.

L’hygiène infantile naturelle, c’est quoi?

L’hygiène infantile naturelle, c’est le fait de communiquer avec bébé au sujet de ses besoins d’élimination. En français on dit HNI ou HIN et en anglais EC (Elimination Communication : je trouve que c’est bien plus clair en anglais!)
Quand il naît, le bébé sait qu’il a faim, froid, sommeil, besoin d’être porté, besoin de faire pipi/caca. Il fait comme il peut pour nous le dire… Il faut du temps aux parents pour comprendre ce qu’il exprime, autant pour la faim, pour le besoin de contact, que pour le besoin d’élimination (encore plus si les parents ne savent pas que le bébé est capable d’exprimer ça).

Comment on fait?

Il y a autant de façons de pratiquer l’hni que de parents et d’enfants, on peut ne jamais utiliser de couches, ou en utiliser la nuit, ou tout le temps sans culotte de protection, ou seulement en sortie, ou seulement chez la nounou… parce que oui, c’est possible de pratiquer l’hni juste à la maison, oui, bébé fera très bien la différence entre « avec papa et maman » et « avec la nounou » ou même « avec maman » et « avec papa ».
Il y a 4 méthodes pour pratiquer l’HNI, on utilise une, deux, trois, quatre de ces méthodes…
– les bébés signalent leur besoin d’élimination, ça peut être un bruit, les yeux dans le vide, un tortillement, un pleur caractéristique
– les bébés font pipi/caca à des moments précis : en se réveillant, pendant les tétées, toutes les 15/30/45mn suivant l’âge et la période
– les parents peuvent « sentir » que leur bébé a besoin d’éliminer.. on ne se l’explique pas, là, on a l’impression que c’est le moment
– les parents peuvent proposer, parce qu’on va sortir en voiture, parce qu’on va se coucher, parce qu’on a décidé de mettre une couche pendant quelques heures…
Le but n’est absolument pas de rendre bébé « propre » plus tôt mais de communiquer et de lui permettre un certain confort.

Mon expérience personnelle

J’ai découvert l’HNI dès ma première grossesse grâce à l’Arbre à bébé. J’avais donc toutes les infos. J’ai attendu un peu puisqu’au bout de 29h de travail j’ai eu une césarienne et que j’ai passé 7 jours à l’hôpital. J’ai commencé en alternant couches lavables, couches jetables et fesses à l’air, en proposant le lavabo à ma fille à chaque change.
Le moment le plus important a eu lieu à 4 mois. Une nuit elle s’est mise à hurler. Je l’ai prise pour l’emmener dans le salon et ne pas réveiller les autres. Et là dans sa couche elle a fait caca. J’ai donc supposé que c’était ça. La nuit d’après rebelotte : hurlements! Je l’ai prise (on dormait ensemble), on a descendu l’escalier, je l’ai posée sur la table à langer dans le couloir, j’ai enlevé la turbulette, le pyj, le body, la culotte et la couche et je l’ai emmené dans la salle de bain au dessus du lavabo… et là elle a fait caca… elle a attendu 5mn de pouvoir faire au bon endroit. Ça a duré une ou deux semaine puis elle a arrêté de faire caca et pipi la nuit. C’est là que j’ai compris que l’étude qui dit que les sphincter étaient prêts après 18 mois et le fait que l’enfant monte les marches en alternant avait été payée par pampers…
Moi je préfère le lavabo, je trouve ça plus pratique parce que je suis à la bonne hauteur, je pose les fesses de bébé sur le bord du lavabo donc je ne porte pas, c’est assez large pour qu’il n’y ai pas de fuite et ça ne me demande pas d’effort. Jusqu’à la diversification les selles du bébés sont liquides. Ensuite c’est pot ou toilettes pour les cacas et lavabo pour les pipis.
J’ai commencé de plus en plus tôt pour chaque enfant. Le dernier a fait le premier pipi de sa vie à 15h dans le lavabo de la maternité.
J’ai principalement pratiqué avec couche lavable sans culotte de protection jusqu’à la marche puis fesses à l’air à la maison ou au parc et en couches lavables ailleurs.
Avec la première le signe était clair. Avec les autres je n’ai jamais rien compris. Donc j’ai fonctionné à l’instinct et en proposant.
Et si j’avais un autre enfant? je referai exactement pareil! Je ne me vois pas changer des couches ans proposer…. (d’ailleurs il m’est arrivé de passer quelques jours chez une copine et de proposer à sa fille en même temps qu’à la mienne, elles avaient un an et demi)

DSCN0602.JPG

ce que j’aime avec l’hni dans le lavabo c’est qu’on se regarde dans le miroir

 

Pour aller plus loin :

J’ai lu ces deux livres :
– Sans couches, c’est la liberté!  Ingrid Bauer
– L’hygiène naturelle de l’enfant – Sandrine Monrocher-Zaffarano
Et si vous avez envie/besoin d’en discuter, j’étais sur ce groupe à sa création (je ne sais pas ce qu’il devient, je n’y suis plus), il y a aussi le forum de l’arbre à bébé et les groupes locaux.

Publié par 4 commentaires

Allaitement : mon sevrage de nuit

15390958_1759701457689955_8023144985973047840_n
Cet article n’a pas vocation de conseils, il est juste un partage de mon expérience avec mes enfants. Je ne peux absolument pas vous conseiller dans votre cheminement. Je fais ce qui me semble bon pour mes enfants et moi, dans notre situation familiale

J’ai 4 enfants allaités « longtemps » (même si pas assez à mon goût 😉 ). Ils ont maintenant 2/5/8/11 ans, j’ai cododotté avec les filles jusqu’à 9/5.5/4.5 ans, mon fils dort avec moi.
Dès ma première grossesse mes objectifs étaient clairs : je voulais et j’allaiterais exclusivement 6 mois, minimum 2 ans (en suivant les recommandations de l’OMS) et jusqu’au sevrage naturel…. sauf que je n’avais pas imaginé que l’allaitement enceinte serait compliqué pour moi!
Quand bb1 a eu 2.5 an, bb2 s’est installée, les tétées sont devenues douloureuses et énervantes, elle tétait toutes les heures jour et nuit, tétouillait des heures durant…. j’ai donc sevré de nuit d’un seul coup et diminué le nombre et la durée des tétées de jour. Pour la nuit, j’ai choisi de supprimer la tétée d’endormissement pour qu’elle perde l’habitude d’avoir le sein pour s’endormir et qu’elle ne le cherche donc pas la nuit. Elle m’en voulait beaucoup. Elle allait à l’autre bout du lit, ne voulait pas que je la touche et se rendormait comme ça. Les tétées de jour se sont raréfiées pour arriver à une par semaine au moment de l’accouchement. Elles ont été coallaitées pendant un an. Elle a continué à se réveiller plusieurs fois la nuit pendant quelques années, je posais ma main sur elle et elle se rendormait.
Quand bb2 a eu 2 ans et 3 mois, bb3 s’est installée. Enceinte d’un ou deux mois, je suis allée garder la maison de mes parents partis en vacances, seule avec mes deux filles. Là bas on a été très malades, on avait 40 de fièvre, les tétées étaient insupportables. Et on était tellement épuisées que bb2 s’endormait sans le sein. J’ai sevré d’un coup de jour et de nuit en refusant tout. Elle posait sa main sur mon sein et s’endormait comme ça. Ça a duré plusieurs années.
Quand bb3 a eu 2 ans et 1 mois, bb4 s’est installé. Comme pour les autres, les tétées sont devenues douloureuses et énervantes. J’ai sevré de nuit d’un seul coup, elle a hurlé toutes les 15mn la première nuit, puis 2 fois seulement la deuxième nuit, puis une fois par nuit pendant une semaine… et elle ne s’est plus réveillée (elle tétait toutes les 1 ou 2 heures avant ça). Les tétées de jour ont diminué aussi parce que j’ai ralenti, le sevrage de jour a eu lieu vers 7 mois de grossesse, plus ou moins naturellement (dans le sens ou c’est induit par la grossesse, mais que je n’ai pas stoppé directement).
BB4 a aujourd’hui 26 mois, j’ai eu mon retour de couches il y a un mois. Je ne suis pas enceinte et je ne pense pas avoir d’autre enfant (je ne suis pas catégorique :p l’avenir nous le dira :p ). Mais je suis fatiguée des tétées de nuit, plus moralement que physiquement (je n’ai jamais fait mes nuits, donc le nombre de réveils n’y change pas grand chose, mais je ne dors que sur le ventre et ça m’énerve de devoir me mettre dans une position que je n’aime pas, de me remettre sur le ventre et de me remettre en position 5mn après parce qu’il demande encore à téter….)
Il est important pour moi d’attendre le retour de couches et les 2 ans pour commencer un sevrage. Parce que les pics hormonaux se font la nuit et que les tétées de nuit sont donc les plus importantes pour la lactation et pour retarder le retour de couche (évidemment, ça ne fonctionne pas pour tout le monde ni à tous les coups… je veux mettre toutes les chances de mon côté).
A chaque fois que j’ai imposé ce sevrage, j’étais sûre de moi et je n’ai pas changé d’avis, je n’ai pas dit « non » et puis finalement « oui », j’étais claire avec moi-même et avec mes enfants.
Ce sevrage est différent des autres parce que je ne suis pas enceinte, je n’ai donc pas de douleur ou d’urgence. C’est pour ça que je garde la tétée d’endormissement et que je reprend l’allaitement dès que je vois la lumière du jour et pas juste le lever.

* 3 novembre 2018
mon bambin a 2 ans et 2 mois

* nuit du 4 au 5 novembre
j’ai refusé plusieurs tétées parce que je n’avais pas envie… l’allaitement c’est à la demande du bébé…. ET de la maman 😉 et les tétées refusées n’ont pas causées de pleurs, il a grogné et s’est rendormi.

* 5 novembre
Je lui dit dans la journée que cette nuit, il ne tètera pas, qu’on fera des câlins, que je serai là, mais que je pense qu’il peut se passer de téter la nuit, que je suis fatiguée, que j’ai très mal à la tête et que j’ai vraiment besoin de me reposer. Mon deuxième cycle commence. Je vais avoir besoin d’énergie.

* nuit du 5 au 6 novembre : 1ère nuit : 10 milliards de réveils
Mon bambin n’a pas fait de sieste, on se couche pour la tétée d’endormissement à 20h. En 2mn il dort épuisé. Je lis au lit.
Vers 22h il se réveille, comme je n’ai pas encore éteins puisque je lis, je lui redonne une tétée qui dure quelques minutes.
Ensuite je n’ai plus d’heure, la lumière est éteinte, j’essaye de dormir entre les réveils.
Je me réveille à chaque fois qu’il grogne et veut attraper mon sein, je dis « calin », en fin de nuit il demande « tétée » à chaque réveil et je dis juste « non, calin ». Je fais exprès de ne pas utiliser le mot « tétée ». Parfois je ne me rendors pas entre les réveils. Dès que je bouge il se réveille. Pas de bol, ma coupe menstruelle est pleine, je suis bien contente d’avoir cousu une serviette hygiénique spéciale nuit/lochies puisque je n’ose pas me lever.
J’attends la fin de la nuit avec impatience en supportant mon mal de tête, je pense qu’il s’est réveillé à peu près toutes les 10mn.
J’entends avec joie le réveil de Monsieur sonner, ça veut dire qu’il doit être 6h30 et que le soleil va bientôt se lever. Dès qu’une raie de lumière entre dans la chambre j’annonce à mon bambin que le soleil est là et qu’il peut enfin téter. Il fait une grosse  tétée, puis se tourne, se retourne, se reretourne, retète, s’endort… et se réveille quand je me lève vers 7h30.

*6 novembre
Il profite du petit-dej pour téter, téter, téter <3
Je pars de 13h30 à 17h30 avec ma grande, il fait la sieste avec son papa.
Quand je réexplique qu’il ne tétera pas la nuit, il m’écoute et fait une petite tête triste, j’explique donc qu’il peut téter longtemps pour s’endormir, et qu’il tétera de nouveau quand le soleil se lèvera.

*Nuit du 6 au 7 novembre : 2ème nuit : 2 réveils
2 réveils entre 23h et 6h (je ne sais pas à quelle heure a eu lieu le premier, j’ai dû m’endormir vers 23h, le deuxième a eu lieu à 6h, j’ai entendu Monsieur se lever à ce moment là)
A chaque réveil il a pleuré fort pendant… 10 secondes… il a cherché mes seins et s’est énervé en donnant des coups puis s’est rendormi.
Le troisième réveil a eu lieu quand il faisait jour, il a donc tété les deux seins et on s’est de nouveau rendormis.
Ma deuxième est venue me réveiller à 8h, je me suis levée en le laissant dormir.
Il se réveille à 9h, prend un petit dej et attend plusieurs heures avant de demander à téter. Je me rend compte que si je veux poursuivre l’allaitement il faut vraiment que j’accepte toutes les demandes la journée instantanément. Si je lui demande d’attendre même un peu, il repart et oublie qu’il voulait téter.

*Nuit du 7 au 8 novembre : 3ème nuit : 3 réveils
Il s’endort en tétant vers 21h30 (sieste de 18h à 18h30)
3 réveils dans la nuit, toujours en pleurant et en tapant parce que je ne veux pas le faire téter, ça dure quelques secondes à chaque fois.
Au quatrième réveil il fait jour, il tète les deux seins et se rendort. Je me lève à 8h et lui à 8h30.

* Nuit du 8 au 9 novembre : 4ème nuit : au moins 5 réveils
Il s’endort en tétant vers 21h30 (sieste de 16h30 à 17h30)
Au moins 5 réveils, j’ai arrêté de compter à ce moment là. Il a commencé à faire pipi vers 7h (j’ai entendu Monsieur partir de la maison), donc on s’est levés pour aller aux toilettes, il a tourné, tourné, tourné. Quand le soleil s’est levé il a tété mais il était trop réveillé pour se rendormir.
(je me sens vraiment plus reposée en ce moment! je ne suis pas fatiguée le soir! ça fait du bien!)

* Nuit du 9 au 10 novembre : 5ème nuit : 0 réveil
Il s’endort en tétant vers 21h (sieste de 14h30 à 15h30) et se réveille après moi vers 8h.
A 22h, je lisais à côté de lui, il s’est réveillé, s’est mis debout dans le lit, m’a cherchée, s’est couché sur moi et rendormi sans rien demander… quelques minutes après il est redescendu de moi pour se recoucher dans le lit sans rien demander non plus!

* Nuit du 10 au 11 novembre : 6eme nuit :  2 réveils
Il s’endort en tétant vers 20h (pas de sieste).
Les deux réveils ont été très cool, il m’a juste cherché, une fois il a dit « tété » j’ai dit non et il n’a rien répondu, s’est juste rendormi.
A 7h30 il a vu l’a lumière par les volets et est venu vers mes seins. On a fait une double grosses tétée et on s’est levés.

Voilà! ça me suffit! Mon fils est sevré de nuit! Je ne lui redonnerai plus à téter la nuit avant le lever du soleil. Je me sens reposée, je suis sure de moi et je vois que mon fils le vit bien. Je garderai la tétée d’endormissement aussi longtemps qu’il en aura besoin (même si ça doit durer 10 ans) et pareil pour le cododo.